:: SAMO, A COMICONCEPT ::

janvier 22, 2007 at 11:25 2 commentaires

Le pseudonyme « SAMO » du peintre J-M Basquiat est apparu en 1977 avec la publication d’un journal à l’école. La BD que Basquiat dessine pour le journal a pour sujet un chercheur de sens qui voudrait bien se doter d’une croyance moderne, stylée, cool, et à qui de faux prêtres font différentes propositions, notamment le judaïsme, le catholicisme et le bouddhisme zen. Mais seule la pseudo-religion SAMO finit par convaincre le chercheur. Sous le titre « A Comiconcept », la religion SAMO est vantée par le slogan « SAMO est tout, tout est SAMO. SAMO, la religion sans péché et bien plus encore« .

samo1.jpgEn 1978, Basquiat raconte dans Village Voice que l’idée de SAMO était née un jour que son ami d‘école le graffeur Al Diaz et lui-même avaient fumé de la marijuana, et que Basquiat avait dit quelque chose concernant la « SAMe Old shit ». Dans les temps qui suivirent, Basquiat et Diaz ne developpèrent pas seulement l’idée d’une « life style religion », mais élaborent sur ce concept un ensemble de sentences qui à partir de 1978 fleurissent un peu partout sur les murs de TriBeCa, SoHo, etc.
« SAMO as a neo art form. SAMO as an end to mindwash religion, nowhere politics and bogus philosophy. SAMO saves idiots. SAMO as an alternative to God. SAMO as an alternative 2 playing art with the ‘radical chic’ sect on Daddy’s $funds. SAMO as an end 2 Vinyl Punkery. SAMO for the so-called avant garde. »

samo2.jpgLe projet SAMO s’en prenait à l’hypocrisie d’une société purement matérialiste et proposait en échange une religion factice devant remplacer toutes les convictions prônées par cette société.
En même temps, Basquiat n’hésitait pas à insulter tous ceux dont il voulait attirer l’attention par ses graffitis, ceux-là même qui allaient acheter quelques années plus tard ses oeuvres, qui faisaient les galeries d’art avec les $ de Papa dans le coffre de leur Cabriolet, qui étaient fascinés par le « radical chic » de la soi-disant avant garde, et qui l’exploitaient aux fins d’agrémenter leurs styles de vie…

Pour en savoir plus :
Basquiat, de Leonard Emmerling

« Basquiat », film sorti en 1996
« Downtown 81 », docufiction sorti en 1981 où Basquiat joue son propre rôle

basquiat2.jpg

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2 commentaires Add your own

  • 1. Koala  |  janvier 24, 2007 à 3:00

    Drôle d’histoire, une grande ressemblance avec les Dadaïstes. Même genre de délire, même genre de parcours.

    Répondre
  • 2. pa  |  mars 1, 2009 à 7:36

    je cherche la définition de l’art donné par Basquiat (différente de celle de warhol)

    Répondre

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